Site officiel : http://www.lofofora.com/
Myspace : http://www.myspace.com/lofofora
Source Wikipedia : Lofofora est considéré comme le « parrain » par de nombreux groupes (Carcharias, Ekova, Eyeless, Oneyed Jack, Masnada, Mass Hysteria, Tripod, Watcha, Kabal, etc.) qu’il a contribué à faire connaître en les faisant jouer lors de ses première partie mais surtout en les intégrant dans leur structure de management, Sriracha Sauce. Au sein de cette dernière, Lofofora fait figure de locomotive pour financer l’association ainsi que pour promouvoir les autres talents. Dans ce but, Lofofora crée avec Philippe Roizès, journaliste à Rage, un fanzine en décembre 1996 qui deviendra rapidement celui de Sriracha Sauce26. L’histoire de Lofofora est intimement liée à Sriracha jusqu’à la fermeture de cette dernière en 200627.
D’ailleurs, l’entourage du quartet en concert est entièrement composé d’individus ayant œuvré au sein de Sriracha (Gigi, la régisseuse qui avait officié pour X Syndicate, Ludo au merchandising, Yoda, ingénieur lumière, l’un des trois rappeurs de La Calcine depuis 1999 tout comme DJ Tag Off, backliner).
Invitant régulièrement des stands d’associations locales et politiques lors de ses concerts, Lofofora a donné de nombreux concerts de soutien au fil des ans28, notamment au SCALP, à différentes associations de mal logés, au Mouvement de l'immigration et des banlieues (mars 1997), au Monde Libertaire (septembre 1997), au Zapatiste du Chiapas (décembre 1997), à la Fédération anarchiste (janvier 1998), à l’association Orphelins sida international (quinze dates en mai 2001)29, contre la Guerre en Irak (mai 2003), etc.
Les textes de Reuno Wangermez abordent souvent de manière incisive les maux de notre société. Bien qu’il réfute l’« étiquette de chanteur engagé » et d’être « un brandisseur d’étendard », préférant voir dans ses chansons ses propres « états d’âme personnels » et ses « réactions » face au monde qui l’entoure30, ses textes dénoncent le racisme, le Front National et l’extrême droite (No Facho, L’œuf, Alarme citoyens), le négationnisme (Amnes’History), les sphères médiatiques dominantes et les experts à gages (Justice pour tous, Really TV, Intox populi), le système néo-libéral (Rêve et crève en démocratie, Social killer, Employé du mois), l’impérialisme américain (Nouveau monde, Mondiale paranoïa), l’individualisme et la bêtise crasse (Holiday in France, Les gens), le nationalisme (Tricolore) ou aborde le Conflit israélo-palestinien (Comme à la guerre). Souvent critiqué comme étant un donneur de leçons31, il a composé en 1999 Charisman dont les paroles mettent en garde contre la fascination qu’exercent les beaux parleurs et le pouvoir des mots dont ceux des « chanteurs de rock, de rap, de variété ». De même, il compose avec DJ Tag Off Rock’n’roll class affaire (2005) qui tourne en dérision les groupes « pas authentique » qui prennent « un air énervé » en surfant sur la mode de la contestation et du néo-métal à l’américaine. Enfin, il est indéniable que le succès de Lofofora – outre ses compositions – provient pour une part du charisme de son chanteur, de la qualité de ses textes (puisant son inspiration dans l’univers du dessinateur Charles Burns ou du romancier Jim Thompson32) ainsi qu’à l’intelligibilité de ses paroles sur disques comme sur scène.
Après Parabellum (Anarchie en Chiraquie, 1988), Lofofora reprend le mythique Anarchy in the UK des Sex Pistols composé en 1976. Jouant ce titre lors de ses concerts depuis 2005, le quartet ne peut cependant enregistrer Anarchie en Sarkozy par le refus de Warner Chappel Édition qui détient les droits des Sex Pistols33.
L'engagement du groupe est remis en cause par quelques détracteurs du fait de sa présence à des fins d'auto-promotion sur le site myspace appartenant à la transnationale des médias News Corporation de Rupert Murdoch en toute connaissance de cause, rejete le bien fondé du document Keep Myspace out of Punk au prétexte qu'il s'agirait d'une « théorie » du « groupe mort » qu'est selon Reuno Wangermez - les Bérurier Noir34.
« (...)nous avons une page myspace. Page que je visite plus ou moins régulièrement avec mon Power Macintosh alimenté par l'énergie nucléaire de EDF que je paye par chèque BNP avec de l'argent de la Banque de France, le même qui sert a remplir le réservoir de ma Renault Twingo en sans plomb 95, mais pas chez Total, là je boycott. Comme quoi on a chacun ses limites dans la résistance comme dans la collaboration. »
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